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Le légendaire Marbre Italien

 

Le marché du marbre est en plein boom !

A coup d’innovation, la péninsule Italienne se bat

pour conserver sa domination

sur les produits finis

 

Une des nombreuses carrières partenaire RESIMARMO®

 

Les carrières de marbre - Granulats de marbre - Carrière de marbre à carrare.

Carrière de marbre à carrare.

 

« Notre meilleur VRP s’appelle Michel-Ange. »

Alvise Lazzareschi, la moustache blanchie par les ans et par la poussière de marbre, pointe un doigt digne de la célèbre fresque de la chapelle Sixtine vers l’horizon crénelé par les falaises aux plateaux coupés au cordeau. C’est là, dans cette carrière à Carrare, que le génie florentin venait lui-même choisir les blocs dans lesquels tailler ses chefs-d’œuvre tels que la « Pietà ” ou le « David “. Il aurait pu y croiser les lointains ancêtres de l’actuel maître des lieux qui se sont installés au tournant du XVe et du XVIe siècles, ici, dans les Alpes apuanes, aux confins de la Ligurie et de l’Emilie-Romagne.

On en extrait, depuis le Ier siècle avant Jésus-Christ, les blocs immaculés qui ont permis l’érection de la colonne Trajane, celles des temples de la Rome antique, de la basilique Saint-Pierre, l’embellissement des églises baroques, des palais des rois et des empereurs de toute l’Europe ainsi que les statues qui ornent ses places et monuments. Mais Alvise Lazzareschi, fils et petit-fils de carrier, entrepreneur de marbre depuis près de quarante ans, pense surtout à l’avenir.

Deux cents ans de travail

Il semble aussi étincelant que les falaises grignotées par les engins de chantier dont les bras s’agitent dans le soleil pour approfondir les béances à la réverbération aveuglante, ouvertes aux milieux des flancs boisés. Le chiffre d’affaires de son entreprise, l’une des 1.100 que compte un secteur qui donne du travail à 8.000 salariés dans la province de Massa-Carrara, a atteint 3,8 millions d’euros en 2017 et dépassera très certainement les 4 millions en 2018.

« On parle de marbre mais on devrait dire les marbres car il y en a autant que de vins blancs “,

explique Alvise Lazzareschi. Le jaune de Sienne, le bleu turquin ou panaché, mais aussi le portor, d’un noir profond avec ses veines ambrées, proviennent de flancs rocheux d’une superficie de 750 km2 dont les bassins d’extraction ne représentent que 20 km2. Ils sont d’une qualité et d’une rareté qui diffèrent mais leur succès est assuré par l’incomparable notoriété du blanc de Carrare, devenu presque un synonyme de marbre dans le langage courant. L’exploitation de l’or blanc assure la richesse de la province de Massa-Carrara en occupant 10 % de ses salariés et en assurant 13 % de son PIB (respectivement 22 % et 29 % pour la seule ville de Carrare). A l’inverse de l’or noir, les ressources sont loin d’être encore épuisées.

« Nous en avons encore pour deux cents ans de travail “,

se rassure Alvise Lazzareschi en fixant la montagne, allégée chaque année de 23.000 à 25.000 tonnes de marbre par une vingtaine d’ouvriers.

La carrière est d’une taille moyenne parmi les 35 d’où sont extrait les marbre RESIMARMO® dans la province de Massa-Carrara. Elle est à l’origine, à elle seule, d’un tiers environ de la production nationale, tout juste devant celle de Vérone, dont le volume d’activité est similaire.

« Mais Carrare, c’est un billet de visite formidable dans le monde entier. L’usage du marbre s’est beaucoup démocratisé ces dernières années. Il ne sert plus à faire étalage de sa richesse et ne répond plus uniquement à des logiques de prestige social. Il est largement utilisé par les architectes pour les sols, les décors d’intérieur, les salles de bains ou les cuisines. La demande des pays émergents est en constante croissance et de nouveaux marchés s’ouvrent, en particulier en Amérique latine, avec le Pérou et le Chili, ou bien certains pays asiatiques qui connaissent un véritable boom. »

Longueur d’avance

C’est ce que confirment les chiffres présentés par le secteur en septembre dernier lors du “Marmomacc”, à Vérone, le premier événement international du marché de la pierre dans son ensemble. Il n’a pas connu la crise et a enregistré, en 2017, une sixième année de hausse consécutive avec une croissance de 3 % au niveau mondial, soit environ 300 millions de tonnes brutes (net de déchets de carrière) et un chiffre d’affaires de 23 milliards de dollars. Les exportations de marbre représentent près de 60 millions de tonnes, dont environ 30 millions de tonnes de matières premières et un peu moins de 30 millions de tonnes de matériaux transformés. Des flux qui ont quadruplé au cours des deux dernières décennies. Au premier semestre 2017, les exportations de l’Italie, où le marbre est exploité dans presque toutes les régions, ont augmenté de 3,3 % et sa production de 13,6 %. En termes de quantité, elle restera largement insuffisante pour rattraper celle de la Turquie, qui représente près de 42 % des exportations mondiales en 2016, et plus de 50 % avec l’Iran, le Pakistan et l’Inde. Mais en termes de qualité et de chiffre d’affaires, de 1 milliard d’euros l’an dernier, la péninsule continue d’avoir une longueur d’avance, dans un secteur regroupant 3.300 entreprises et environ 34.000 salariés. C’est l’Italie qui bénéficie de la plus grande variété de marbres différents au monde et, par son primat dans le design et l’architecture, donne le ton pour son usage. Un gage de qualité qui explique que l’on ait utilisé le marbre des carrières de Carrare de l’arche de la Défense, à Paris, au mémorial du 11-Septembre, à New York, en passant par les magasins Harrods, à Londres, ou la grande mosquée d’Abu Dhabi.

Avancées technologiques

Une demande satisfaite notamment grâce aux avancées technologiques. Pendant des siècles, les précieux blocs ont été arrachés à coups de pics avant qu’un fil hélicoïdal ne permette, au XIXe siècle, un découpage plus facile. Il sera remplacé à la fin des années 1970 par le fil diamanté.

« Cela a engendré une exploitation effrénée de la ressource naturelle. On pourrait même la qualifier de prédatrice…

dénonce Giuseppe Sansoni, auteur de plusieurs rapports pour l’association environnementale Legambiente.

La production a été multipliée par 30 en quarante ans. En 1750, on prélevait dans les carrières 5.000 tonnes par an, en 2005 on était passé à 5 millions de tonnes. On a extrait plus de marbre ces cinquante dernières années qu’au cours des 2.000 ans précédents !

Ce sont surtout des granulats qui ont été extraits, puisque les blocs d’or blanc ne représentent que 20 % en moyenne de ce qui sort des carrières. Le reste est constitué de terres et de poussières qui finissent, à la moindre pluie, dans les cours d’eaux qu’ils souillent en leur donnant une teinte lactée ou brunâtre.

Polluant et dangereux

Les critiques émises à l’égard de cette industrie sont nombreuses : destruction du paysage, pollution avec le ballet incessant de près de 1.000 camions par jour, qui traversaient encore jusqu’en 2012 le centre-ville de Carrare pour transporter le marbre. Sans oublier la dangerosité d’un métier qui a coûté la vie à cinq ouvriers entre 2014 et 2016, avec une moyenne d’un mort par an au cours de la dernière décennie.

« Beaucoup d’efforts ont été faits aussi bien pour améliorer la protection de l’environnement que pour augmenter les standards de sécurité “,

rétorque Erich Lucchetti, le président de “Confindustria” de la province de Massa-Carrara, qui juge « idéologiques “ des critiques à l’égard d’une activité qui, par définition, modifie la nature mais dont les retombées économiques sur le territoire sont estimées à 500 millions d’euros.

Concurrence étrangère

La production des carrières, destinée à près de 90 % à l’exportation, a pourtant chuté en volume de 37 % ces quinze dernières années, pour s’établir à 3,3 millions de tonnes.

« Elle part trop souvent vers des pays étrangers où la main-d’œuvre est à faible coût pour travailler les blocs,

déplore Giuseppe Sansoni, soulignant que la commune de Carrare est la deuxième plus endettée d’Italie, du fait notamment de la construction de la nouvelle route contournant le centre-ville.

La Chine, l’Inde ou le Brésil transforment désormais eux-mêmes leur production sans l’envoyer comme avant ici. Ils débarquent ensuite sur le marché américain, par exemple, avec des prix au mètre carré deux à trois fois inférieurs à ceux des entreprises italiennes. »

Les carrières Italiennes ne peuvent donc rivaliser que sur les produits finis pour réaliser de réels bénéfices. En 2015, la valeur de la production des carrières était d’environ 200 millions d’euros tandis que celle des entreprises travaillant la pierre représentait 800 millions d’euros. La région Toscane a ainsi imposé en 2010 aux carriers de transformer sur place au moins 50 % de leur production. « C’est évidemment l’avenir… confirme Erich Lucchetti, en rappelant qu’avec 40 % du marbre travaillé in situ, l’objectif est pratiquement atteint.

Ils investissent déjà largement pour maintenir et augmenter la qualité de nos produits finis, qui nous permet de résister à la concurrence de plus en plus aguerrie des pays émergents, mais aussi de matériaux artificiels, en recourant à de nouveaux types de quartz ou de céramiques venant d’Espagne, d’Israël, d’Italie et même de multinationales comme Samsung. “

Consolidation du secteur

Les entreprises de la pierre marbrière chercheront ainsi de plus en plus d’ingénieurs, de designers et d’architectes en mesure d’anticiper et de répondre aux besoins des clients et de moins en moins de carriers traditionnels, dont le nombre a été divisé par cinq en quarante ans.

« On assistera à une consolidation du secteur, prédit Erich Lucchetti. Les évolutions technologiques et les normes environnementales de plus en plus strictes feront disparaître les carrières trop petites, vieillissantes ou exploitant des gisements d’une qualité insuffisante. C’est physiologique. »

Une consolidation qui se retrouve également au niveau mondial, malgré de nouveaux acteurs qui ont fait leur apparition ou conforté leur position sur le marché ces dernières années tels que la Jordanie, Oman, l’Iran, le Maroc ou le Vietnam. Le World Stone Report du Salon “Marmomacc” estime que la production future des carrières sera de plus en plus concentrée et assurée à plus de 70 % par moins d’une dizaine de pays : la Chine, l’Inde, la Turquie, le Brésil, l’Espagne et l’Italie. Cette dernière devra rester attentive à ne pas s’endormir sur ses lauriers car, si son prestige appartient à l’histoire, rien ne dit que la richesse qu’elle peut en retirer soit gravée dans le marbre.

 
Olivier Tosseri.

   


 

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